15.09.2006

ENVIE DE MARCHER?

Contexte : Un petit resto entre amis (Abadillah, Fahd, Jaouad, Saïda et Elodie) à Rabat (Maroc)
Idée brouillon : Organiser une marche militante.

Première esquisse :
- UN RDV aux douanes de Sebta (enclave espagnole au Maroc), pour militer contre les « non délivrance de visa »…
- On veut nommer cet événement : la marche du 6 août (c’est le jour de rendez vous que nous voulons donner à TOUS)

Première recherche
pour la marche du 6 août –
RDV à 14H aux douanes de Sebta.

Description du support utilisé :

CONNAITRE,
RESPECTER ET TRANSMETTRE


Article premier :
« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

La déclaration Universelle
des Droits de l’Homme
***
Article premier

« Au sens de la présente convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de 18 ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable. »

La Convention Internationale relative
aux Droits de l’Enfant
Réalisé par :
ARTICLE PREMIER

10 décembre 1948
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)
20 novembre 1989
Convention Internationale relative aux droits de l’Enfant (CIDE)

« Curieusement – mais est ce si curieux ? – C’est en présence d’une injustice, face à une violation du droit, que notre conception de la justice se réveille et nous incite à pousser ce cri du cœur : c’est injuste !...
La présente publication qui présente deux des chartes concernant les droits humains parmi les plus célèbres et les plus universelles, sera une aide précieuse pour faire ce passage : de la révolte devant l’injustice à l’affirmation raisonnée des droits de chaque être humain. La révolte est spontanée, affective plus qu’intellectuelle, subjective aussi. L’affirmation de la dignité humaine est raisonnée, elle est verbalisée, elle exige prise de distance d’avec le vécu et d’avec nos sentiments subjectifs. Cette affirmation des droits à donné lieu à des textes officiels, reconnus par la communauté politique qui est la notre (la France en l’occurrence) mais aussi par la communauté mondiale des nations… »

LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME
Du 10 Décembre 1948

PREAMBULE

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit a des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire ; libères de la terreur et de la misère, a été proclamée comme la plus haute aspiration de l’homme,

Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement des relations amicales entre nations,
Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations,
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unis ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Considérant que les Etats membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unis, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement,

L’assemblée générale
Proclame
La présente Déclaration Universelle
des Droits de l’Homme

Comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Les articles sur lesquels nous voulons nous appuyer pour cette marche :

Article 13

« 1- Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
2- Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »
Point n’est besoin de dessin ici : toutes les lois limitant l’immigration sont en opposition avec cet article, lequel est aussi violé par les Etats qui interdisent le retour à leurs ressortissants pour des raisons diverses et de différentes manières (telle la menace d’emprisonnement ou d’exécution sans qu’aucun délit n’ait été commis).
Et qu’en est il de la libre circulation et résidence des nomades en France ?

Article 14
« 1- Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autre pays.
2-Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies ».
Les gouvernements ont tendance à minimiser l’importance des persécutions dans les pays tiers pour ne pas avoir à accueillir « toute la misère du monde ». Pourtant, les persécutions sont encore monnaie courante, qu’elles aient pour fondement des motifs religieux (quelle que soit la religion), politiques (les opposants) ou économiques (pensons aux populations chassées pour pouvoir récupérer leur terre).
Le point 2 interdit l’utilisation du point 1 par des personnes telles celles accusées de crime avéré, y compris de crime contre l’humanité.

Article 15
« 1- Tout individu a droit à la nationalité.
2-Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité. »
Combien sont les apatrides en ce monde ? En France ?-Voir notes page 23-

Article 16
« 1- A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2-L e mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3-La famille est élément naturel et fondamental de la société et à la protection de la société et de l’état. »

L’âge nubile, qui est basé sur une possibilité uniquement biologique (théorique car le corps de la fille jeune n’est pas toujours apte à un accouchement normal), est souvent révisé à la hausse par les réglementations nationales (en France, 15 et 18 ans respectivement pour les filles et les garçon). Est-ce là pour autant une violation de la première partie de cet article ? Réponse difficile.
Quant à l’égalité des droits durant et après le mariage, elle est inégalement respectée : femmes battues (parfais hommes battus), garde des enfants attribuée arbitrairement (avantage à la femme souvent chez nous, avantage en fonction de la religion ou de la nationalité en maints pays).
Le point 2 est encore mal respecté dans de nombreux pays où les mariages arrangés sont fréquents (la femme dit par obligation sans jamais avoir vu l’époux qui lui est destiné). Sur le point 3, à voir la situation de nombreux enfants dans le monde (enfants mis à la rue dès le plus jeune âge, enfants vendus, enfants mis en esclavage), la famille ne semble pas être partout le lieu de l’épanouissement de l’enfant.


SUR CE, voilà encore un événement qui demande du temps…Avis aux intéressés !

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